SYMPOSIUM
Cool and Comfort 75 – novembre 2017
230 participants au Symposium Géothermie intelligente et pompe à chaleur
Le jeudi 7 septembre a eu lieu au centre culturel De Factorij, à Zaventem, la dixième édition du Symposium ‘Smartgeotherm en Waterpomp’ (Géothermie intelligente et pompe à chaleur). Au fil des ans, cet événement s’est mué en un lieu de rencontre par excellence, dans le domaine de la pompe à chaleur. Pour cette édition du jubilée, 230 participants venant d’horizons divers, se sont rassemblés pour partager leurs connaissances sur l’intégration de pompes à chaleur dans le système énergétique du futur.
Faire bloc
« Entre 2008 et 2017, un fil rouge a toujours sous-tendu les symposiums ‘Pompe à chaleur’ » « Nous avons représenté la pompe à chaleur sous toutes ses formes, et nous l’avons annoncée comme ‘technologie habilitante’ future. Nous faisons face aujourd’hui à un avenir plein de défis, avec des opportunités et des responsabilités pour tous les intervenants. Au cours de la décennie passée, nous avons acquis la force et le savoir-faire nécessaire pour miser à fond sur la pompe à chaleur en tant que maillon ou charnière des nouveaux systèmes énergétiques. On ne peut que se réjouir de la meilleure utilisation de sources renouvelables, d’une consommation d’énergie plus efficace, d’occasions d’aller plus rapidement vers un schéma énergétique pauvre en CO2, sans pour autant mettre en péril le confort. Nous avons des acteurs puissants et nous pouvons relever le défi. Je crois fermement dans l’avenir de notre communauté centrée autour de la pompe à chaleur, mais nous devons faire bloc, car ensemble nous serons plus forts. »
Kathleen De Kerpel (VEA/Agence flamande pour l’Énergie) résumait à nouveau les exigences flamandes concernant la part obligatoire d’énergie renouvelable dans les logements, bureaux et écoles, ainsi que les exigences spécifiques imposées aux pompes à chaleur. « Personne ne peut prétendre ignorer la forte croissance, en 2016, du nombre de pompes à chaleur installées. Avec la politique actuelle, cela signifierait environ 6400 nouvelles pompes à chaleur par an en 2020. Il y a donc lieu, dans le cadre du plan chauffage 2020, d’ajouter des mesures complémentaires, afin d’atteindre l’objectif de 8.900 pompes à chaleur par an. Nous pensons, entre autres, à la part minimale d’énergie renouvelable, au calcul ‘pompe à chaleur’ pour la PEB, aux primes REG (utilisation rationnelle de l’énergie), au rôle de la pompe à chaleur dans l’intégration électricité-chaleur et à la garantie de qualité. »
Barrières
Mais le secteur se heurte encore à des barrières qui empêchent une introduction rapide. Il faudrait pour ce faire un cadre politique approprié. Nele Renders, de l’institut flamand de recherche technique VITO, liste quelques uns de ces obstacles : coûts élevés de la rénovation et tarifs énergétiques désavantageux, manque de confiance dans la technologie ; la prise de conscience et la connaissance de la technologie sont encore insuffisantes et la qualité de l’installation n’est pas toujours garantie. Mais ce sont des barrières auxquelles on peut remédier, à condition que les autorités appliquent l’encadrement réglementaire approprié.
Le fait que les pompes à chaleur constituent l’une des clés les plus importantes de la durabilité de la fourniture de chauffage, est à présent, suffisamment établi. La WPP (Warmtepompplatform/Plate-forme Pompe à chaleur) exhorte le Ministre flamand de l’Énergie, Bart Tommelein et le Ministre fédéral de l’Énergie, Marie-Christine Marghem, de donner à la transition vers une ‘chaleur verte’ l’indispensable coup de pouce. Des mesures ambitieuses, telles qu’un scénario de réduction du chauffage par carburants fossiles et un déplacement des charges de la facture d’électricité vers le chauffage ‘fossile’, pourraient aider grandement la chaleur verte à progresser.
Par Rudy Gunst







