PROJET
Cool and Comfort 76 – février 2018
Unités de réfrigération compactes et flexibles chez un chocolatier
Avec ses pralines, ses ‘fruits de mer’, ses noix de forêt et ses truffes, Vandenbulcke Chocolatier, troisième génération de cette entreprise familiale, est désormais présent dans plus de 40 pays. Dans ses plans de reconstruction et d’extension, la réfrigération s’avère être une préoccupation majeure. Conjointement avec le frigoriste attitré Foelec et Daikin Belux, l’entreprise a élaboré un plan pluriannuel mûrement réfléchi, et a opté, entre autres, pour des unités ZEAS compactes et flexibles.
Cette PME de Heule, dans l’arrondissement de Courtrai, a été créée en 1949 par André Vandenbulcke. Actuellement, la direction de l’entreprise est assurée par les fils de Philippe Vandenbulcke (Luk et Bert) ainsi que par Marc et son fils Jelle Vandenbulcke. L’entreprise emploie quelque 35 collaborateurs permanents et environ 30 saisonniers. Les ventes représentent annuellement environ 1 million de kilos de chocolat.
Refroidissement des machines et des locaux
« Auparavant, il y avait dans notre secteur des pics d’activité correspondant aux fêtes de Saint-Nicolas et de Pâques, et la période d’été était assez calme. La percée des ‘fruits de mer’ et des truffes a fait en sorte que les produits chocolatés sont désormais consommés toute l’année. Nos activités sont ainsi plus régulièrement réparties sur toute l’année calendaire. Outre la qualité de nos produits, nous attachons beaucoup d’importance à la créativité de l’emballage et aux formes innovantes. Nous voulons être une entreprise durable. Nous assurons ainsi nos besoins en électricité à l’aide de quelque 800 panneaux solaires. Lors de la transformation du chocolat, la réfrigération joue un rôle prépondérant, tant dans la cristallisation du chocolat que pour le refroidissement des ateliers. Il y a donc un besoin permanent de réfrigération », déclare Luk Vandenbulcke, co-directeur de Vandenbulcke Chocolatier. Jusqu’à une période récente, l’installation frigorifique de l’entreprise consistait en de grands groupes à condensation et évaporateurs, tant pour le refroidissement des machines de production que pour la climatisation des locaux. Elle était en partie à base de fluide frigorigène R22, devenu depuis non conforme à la réglementation sur les gaz F. C’est pourquoi il a fallu élaborer un plan soigneusement étudié, pour garantir la continuité et la conformité de tous les appareils.
Espace expérimental
Les plans d’origine visant à implanter, ailleurs dans la région, un nouveau complexe de bâtiments, ont été abandonnés pour de multiples raisons à la fois budgétaires et pratiques. Il a été décidé de rester sur le site actuel et d’élaborer un planning pluriannuel dans lequel des opérations de reconstruction et d’extension seraient exécutées par phases. Sur la base du projet du bureau d’architectes courtraisien Theunynck-Knockaert, le site de Heule prendra, fût-ce en plusieurs phases, un tout nouvel aspect. Une partie des anciens bâtiments sera démolie ; les autres bâtiments existants seront conservés et recevront une autre fonction. En outre; dans le courant de cette année, on commencera à construire, sur un terrain de 2.200 m2 actuellement en friche, un nouveau bâtiment avec un grand parking attenant. Il abritera, entre autres, en plus d’un nouveau hall et d’une nouvelle chaîne de production, une zone d’accueil et un espace expérimental destiné aux visiteurs.
Plan par étapes
Le chocolatier courtraisien travaille depuis des années avec la société Foelec, l’entreprise du frigoriste Koen De Foer, basée à Oostrozebeke. Le maître d’ouvrage a décidé en outre de s’attaquer, avec son frigoriste habituel et Daikin Belux, aux aspects frigorifiques de ce projet pluriannuel. Tout d’abord, les besoins les plus importants ont été couverts et, dans le hall existant, les chaînes de production ont été équipées de nouvelles unités de réfrigération ZEAS.
Vers une technologie DC Inverter
Principe de la nouvelle solution frigorifique chez Vandenbulcke Chocolatier : l’appareil devait avoir un faible niveau sonore et utiliser un fluide frigorigène durable, écologique et efficace. Le choix s’est arrêté sur les unités à condensation ZEAS de Daikin, commercialisées en Belgique depuis 2009. Ces appareils ZEAS avaient été réaménagés en 2016 par le département de R&D de Daikin Europe, à Ostende. (Ce service s’est enrichi, au cours des 5 ans passés, de quelque 80 ingénieurs, et compte actuellement plus de 200 collaborateurs, ndlr). « En optant pour les ZEAS de Daikin, nous sommes passés d’une technologie sans pilotage par onduleur à des unités à condensation et onduleur CC (DC-Inverter) Ceci permet non seulement une diminution appréciable de la consommation d’énergie, mais, du fait de sa compacité, l’unité ZEAS, qui peut être installée à l’intérieur comme à l’extérieur, n’occupe que peu de surface au sol. L’appareil est en outre doté d’options de commande intelligentes. La technologie de pointe et la mise au point assurent un fonctionnement silencieux », déclare Tom Callewaert, responsable des ventes de réfrigération chez Daikin Belux.
La flexibilité avant tout
Les unités frigorifiques existantes ont été progressivement mises hors service, l’an dernier, et remplacées tour à tour par des unités ZEAS compactes. Il y a au total quatre unités à condensation ZEAS, associées à des évaporateurs et implantées dans la cellule de refroidissement où la température est de 10 à 12 °C. De plus, 11 unités Daikin Sky-Air ont été installées sur la toiture plate. Ces appareils plus petits assurent le confort des collaborateurs et la conservation du chocolat à 16°C. Le fait de remplacer les appareils individuellement permettra aussi, par la suite, de déplacer facilement les nouveaux appareils vers le bâtiment nouvellement construit. Ce sera le cas de toutes les unités frigorifiques ZEAS dans lesquelles il a déjà été investi et les autres à venir.
Pas de récupération de chaleur
Daikin commercialise également des solutions à technologie de récupération de chaleur, à savoir le Conveni Pack. Étant donné que chez ce chocolatier presque tous les locaux doivent être réfrigérés pratiquement les trois-quarts de l’année, et qu’il n’y a pas de demande de chauffage, cette option n’était pas rentable. L’installation des unités ZEAS et Sky Air s’est avérée être une solution plus indiquée et plus compétitive. « Avec les ZEAS, le coût par kW reste plus ou moins identique. Autre point positif de ce choix d’appareils frigorifiques compacts, le fait qu’il y avait beaucoup moins de tuyauteries de cuivre à poser. Sur le plan de la technique de production, l’installation frigorifique s’avère très critique dans ce bâtiment. Dans ce contexte, il est important que le frigoriste impliqué ait l’habitude des appareils ainsi que de l’organisation et du fonctionnement de l’entreprise. De sorte qu’en cas de problème éventuel il puisse être rapidement sur place et intervenir », déclare Tom Callewaert. Afin de pouvoir utiliser la même technologie pour des installations moins grandes, Daikin a lancé en octobre les Mini ZEAS (5,9 kW ou 8,4 kW de puissance frigorifique).
Par Philip Declercq




