PROJET  
Cool and Comfort 77 – mai 2018

TripleAqua pour l’Hôtel Corbie à Lommel

Le quatrième Hôtel Corbie a ouvert ses portes en novembre 2017. Sur le ring de Lommel, un bâtiment moderne de 27 chambres et de 20 business flats trône fièrement. Les clients sont gâtés dans un intérieur plein de style, avec des chambres dotées de tout le confort moderne et d’un système de climatisation performant. Ce qu’ils ne savent peut-être pas c’est qu’ils séjournent dans l’un des hôtels les plus verts de la Flandre.

Corbie Lommel Ring est le quatrième hôtel du Groupe Corbie qui compte aussi des hôtels à Geel, Mol et Lommel-centre et accueille un double public : pendant les jours ouvrables, des clients professionnels et, pendant les vacances, des touristes (cyclistes) de week-end. « En fait, peu importe à quelle catégorie nos clients appartiennent car à vrai dire, chacun recherche la même chose dans notre hôtel : un bon lit, une chambre agréable et un déjeuner soigné », nous indique Walter Koch, le gérant.

Législation sur le gaz F

Le climat intérieur dans un hôtel mérite toute l’attention nécessaire et ceci pour différentes raisons. C’est ainsi que ce n’est pas seulement la température qui garantit le confort individuel, mais aussi la netteté et l’humidité. Bart Beerten, cogérant de l’entreprise d’installation Willems – Diels de Balen, a déjà exécuté plusieurs projets pour le Groupe Corbie, mais pour Corbie Lommel Ring, le donneur d’ordre, Walter Koch, avait néanmoins plusieurs exigences spécifiques.

« Il arrive rarement que l’on rencontre un utilisateur final qui soit très bien au courant de la législation sur le gaz F. Ce n’était donc pas une option de proposer une solution ambiguë avec un gaz frigorifique chimique qui soit touché par la suppression progressive des gaz frigorifiques nocifs. Outre cela, toutefois, un deuxième point important du donneur d’ordre jouait aussi un rôle important : la fiabilité. Supposons qu’à l’occasion d’un contrôle périodique, une perte par fuite de plus de 5% est constatée et que le gouvernement flamand décide d’immobiliser l’installation frigorifique pendant un temps plus ou moins long. Essayez d’expliquer cela, en tant qu’exploitant de l’hôtel, à vos clients. »

Récupération

Toutes les conditions énumérées ont amené Bart Beerten au TripleAqua du Beijer Ref Group, distribué dans notre pays par le commerce de gros des techniques de froid, ECR Belgium. Les années précédentes, TripleAqua a déjà été récompensé à plusieurs reprises lors de foires et de congrès pour le concept innovant, fiable, économe en énergie et durable qui permet de ne pas lésiner sur le rendement et le confort.

Walter Koch : « Avec des chambres d’hôtel qui sont orientées au nord comme au sud, je dois pouvoir disposer en même temps de chauffage et de climatisation. La récupération d’énergie est ici un grand avantage. TripleAqua évacue la chaleur lors de la climatisation pour la réutiliser immédiatement dans d’autres chambres pour le chauffage ou stocke la chaleur ou le froid résiduel(le) en vue d’une utilisation ultérieure dans des tampons PCM. »

L’unité extérieure se trouve sur la toiture et se distingue immédiatement par son concept convivial. Tous les composants sont accessibles de manière simple. En accord avec ECR Belgium, on a opté pour le type 3CA113 avec une puissance de chauffage de 115 kW (label énergie A++, COP 4,35 et SCOP 4,01). Pour la pompe à chaleur, seuls des composants fiables ont été utilisés : deux compresseurs Bitzer, un système de régulation Emerson, des inverseurs VLT Danfoss et quatre soupapes de détente électroniques. Deux ventilateurs EC à rotation lente spécialement développés pour TripleAqua ont un diamètre d’environ 1 mètre et des pales de ventilateur inspirées des ailes d’oiseau pour un haut rendement et un fonctionnement silencieux. Le réfrigérant naturel est le propaène R433A, un mélange de propane et de propylène avec un GWP 3.

TripleAqua est un système à trois tuyaux avec trois conduites d’eau : eau chaude (26 – 36°C), eau froide (12 – 18°C) et une conduite de retour commune (≈ 20°C). « L’eau est le support d’énergie et ceci est important pour la durée et le coût de l’installation », selon Bart Beerten. « Exclusivement des conduites et des accouplements hydrauliques, car dans le bâtiment, il n’y a pas une seule goutte de gaz réfrigérant. Vous avez donc une installation qui est simple, flexible, sûre et exempte d’entretien. Comme unités intérieures, on a opté pour des satellites horizontaux avec différentes puissances, en fonction de l’application. Disponibles dans des capacités de 1,1 à 5,8 kW et réglables progressivement de 0 à 120% de capacité. Un élément remarquable est le filtre qui est utilisé pour une qualité d’air parfaite. Un filtre à microcassette interne retient les particules fines jusqu’à 5 µ pollen et d’autres impuretés. Une climatisation intérieure meilleure n’existe pas. La température peut être réglée individuellement dans chaque chambre avec un panneau de commande convivial, mais peut aussi être couplée à un système de gestion des bâtiments pour une efficacité énergétique encore meilleure. »

Gain d’énergie

« Le grand gain d’énergie se situe dans les faibles différences de température du système TripleAqua », complète Filip Van Hulle, sales manager chez ECR Belgium. « Ceci a une incidence très favorable sur la pompe à chaleur et sur la consommation d’énergie. La pompe de circulation écologique règle elle-même le débit progressivement avec compensation automatique pour la résistance système et la hauteur d’élévation. Mais l’atout le plus important est peut-être que l’on opte, avec TripleAqua, pour un système avec un potentiel d’avenir grâce à l’utilisation d’un réfrigérant naturel et d’eau. Nous travaillons avec les basses températures, la condition la plus importante pour un rendement élevé. En outre, TripleAqua peut être combiné simplement avec d’autres systèmes (existants), ce qui ouvre toutes grandes les portes pour un gain d’énergie élevé en cas de rénovation ou d’extension. »

Le système de climatisation répond parfaitement à ce qui est attendu de lui, mais il y a plus, ajoute Walter Koch avec une pointe d’humour. « J’ai consenti un investissement supplémentaire pour une installation économe en énergie, durable et sûre. Ce qui est bon pour l’environnement et bon pour l’homme. Grâce à la consommation d’énergie inférieure, mes coûts d’exploitation diminuent et je compte sur un délai de récupération de 4 à 5 ans, ce qui est absolument acceptable. Mais mes économies d’énergie ont comme effet pervers que mon bénéfice augmentera et que je devrai payer plus d’impôts. Une pénalité fiscale pour sortir la carte durable. Ceci ne peut pourtant pas être l’intention des pouvoirs publics ? »

Par Rudy Gunst

www.tripleaqua.com

www.ecr-belgium.be