REPORTAGE
Cool and Comfort 89 – mai 2021
Prise en charge durable par A-Gas Rapid Recovery
Ces dernières années, aucun thème n’a autant dominé le secteur de la réfrigération que celui des fluides frigorigènes. Efficacité énergétique, durabilité, exigences d’installation, législation, transport et stockage, mise en œuvre... de nombreux aspects jouent un rôle dans le choix et l’utilisation d’un fluide frigorigène. Il est donc préférable que l’installateur soit assisté par une entreprise spécialisée qui peut fournir une assistance indispensable dans tous les domaines. Un tel partenaire est sans aucun doute A-Gas Rapid Recovery.
« Notre mission est de décharger l’installateur frigoriste de tous soucis », déclare avec assurance Edwin Ernste, Country Manager Benelux chez A-Gas Rapid Recovery : « Notre cœur de métier réside dans le pompage, le traitement et la fourniture de fluides frigorigènes. Nous disposons du savoir-faire et des outils pour intervenir en tant que partenaire des installateurs HVACR. Ce dernier peut entièrement nous faire confiance dans le fait que nous faisons tout dans les règles et qu’il reçoit des réfrigérants fiables à 100 %. En outre, nous opérons derrière les coulisses vis-à-vis du client final. Nous laissons l’installateur libre de facturer et d’octroyer le service au client final. Mais notre modèle économique va encore plus loin que la prise en charge, car nous offrons aussi simultanément un profit financier. »
Prix unitaire
Edwin Ernste cite un exemple qui semblera familier à de nombreux installateurs. Supposons qu’un installateur soutire environ 100 kg de fluide frigorigène pendant le désassemblage, la modernisation ou la réparation d’installations. Le fluide est contenu dans 3 cylindres et amené à un transformateur. Il faut compter 3 x 75 euros pour l’analyse et l’administration et 50 euros de taxe sur les déchets avant quelque travail que ce soit sur le réfrigérant. En raison de connaissances techniques insuffisantes ou d’installations inadaptées, la plupart des transformateurs de « blends » ou d’un mix de fluides frigorigènes n’ont pas d’autre option que la destruction. Ce n’est pas seulement trop ridicule en soi si l’on ne considère déjà que l’impact sur l’environnement. En considérant les prix élevés des gaz frigorigènes, cela devient par contre complètement dingue de ne pas réutiliser ces précieuses matières premières.
Pour l’exemple ci-dessus, Edwin Ernste calcule brièvement ce que cela coûte. « Environ 2 000 à 2 500 euros pour le pompage et le traitement du fluide frigorigène. Ceci sans tenir compte des coûts supplémentaires tels que le transport jusqu’au point de collecte chez le grossiste ou directement auprès du fabricant de réfrigérant plus l’achat et l’usure du groupe motopompe. Je mets au défi quiconque de se tourner vers A-Gas Rapid Recovery pour comparer le prix du scénario complet décrit ci-dessus, y compris toutes les obligations administratives et légales. Notre prix unitaire est tout compris. Et je peux encore en rajouter ? L’installateur n’a pas à en parler à son client final, il lui porte en compte ce qui lui semble raisonnable… »
Jori Hamers, Manager opérationnel Benelux chez A-Gas Rapid Recovery, acquiesce en entendant cela. « Le traitement et la vente de réfrigérants sont notre métier. Nous disposons du savoir-faire et de l’équipement requis pour prendre en charge tout cela de A à Z. Cela commence déjà par l’installation de pompage. Alors que le technicien frigoriste le fait avec son équipement habituel, nous arrivons avec une camionnette de service au système de pompe performant qui extrait d’une installation 250 à 1 000 kg de gaz réfrigérant par heure. Pas de manipulation avec des cylindres. Tout se trouve dans une cuve tampon et le traitement se fait sur nos sites d’Eygelshoven (Limbourg néerlandais). »
Recycler vs régénérer
Cool & Comfort a eu l’opportunité de faire une visite unique en son genre de ces zones où les règles sécuritaires les plus strictes s’appliquent. En outre, les mesures de prévention Corona en cours et la vigilance pour ne pas révéler de secrets industriels plantent le décor. Mais même dans ce cas, il est frappant de constater à quel point A-Gas fait tout son possible pour considérer les réfrigérants collectés en tant que matières premières de valeur. Après le nettoyage du mélange de gaz frigorigène – filtration de l’huile, eau de condensation, déchets du réseau – pratiquement 100 % du réfrigérant collecté est réutilisé pour la production de réfrigérant généré. Edwin Ernste profite de l’occasion pour expliquer une fois de plus clairement la différence entre le recyclage et la régénération. Car avec l’avancée de la législation sur les gaz F, la régénération des frigorigènes mis au rebut jouera un rôle de plus en plus important. Elle doit garantir que le secteur de la réfrigération respecte ses obligations environnementales sans laisser les clients « dans le froid ».
Le recyclage, pour le dire simplement, consiste à retirer un réfrigérant d’une installation et à le réutiliser dans une autre, sans aucun traitement du fluide. Cela peut sembler attrayant – remplir un cylindre puis le vider et passer deux fois à la caisse – mais sans aucune garantie sur la qualité du réfrigérant. C’est en tout cas à proscrire pour les blends, et même avec des réfrigérants à composant unique, l’on travaille en aveugle.
Edwin Ernste : « La plupart des réfrigérants sont des blends. Ils sont de plus en plus complexes et sont fréquemment à multi-composants. La plupart des blends au PRG moyen à faible contiennent un mélange de HFC et de HFO, certains contiennent même du CO2. Ils ont tous des points d’ébullition différents et se comportent différemment dans le mélange. S’il y a une fuite dans la phase vapeur d’un système, les composants aux points d’ébullition les plus bas sont plus susceptibles de disparaître que ceux aux points d’ébullition plus élevés. Le résultat est un blend qui n’est plus conforme aux normes AHRI 700. Cela signifie qu’un réfrigérant recyclé peut ne plus être ce que l’on pense qu’il est ! Ce qui peut entraîner de graves conséquences. Telles que des performances pitoyables, une consommation d’énergie accrue, des coûts d’exploitation plus élevés et une usure accélérée de l’installation de refroidissement. »
Commerce illégal
Le commerce illégal de réfrigérants ne peut être ignoré. Il est notoire qu’A-Gas est particulièrement bien placé pour avoir une opinion claire à ce sujet. Les ministères compétents ayant déjà fait appel à plusieurs reprises au laboratoire et aux séparateurs d’A-Gas pour traiter des frigorigènes saisis. « Nous avons déjà fait face à des analyses stupéfiantes de frigorigènes illégaux », déclare Jori Hamers. « Non seulement les proportions entre les composants d’un blend ne sont pas correctes, mais nous y rencontrons également des éléments qui n’y ont pas leur place. Parfois même à l’absurde. Que penser d’un mélange de propane et de butane dans un cylindre illégal marqué R410A ? »
Par Rudy Gunst
« Notre cœur de métier réside dans le pompage, le traitement et la fourniture de fluides frigorigènes. »
Edwin Ernste (Country Manager Benelux chez A-Gas Rapid Recovery)




