PROJET  
Cool and Comfort 79 – novembre 2018

Une bouffée d’air frais pour l’hôpital universitaire St-Luc

L’hôpital universitaire Saint-Luc, à Woluwe-Saint-Lambert, à Bruxelles, est lié à la Faculté de Médecine de l’UCL. C’est dès lors l’un des principaux hôpitaux, non seulement de Bruxelles, mais aussi du pays. Les chiffres ne mentent pas : on y pratique, par an, quelque 480.000 consultations et 20.000 interventions chirurgicales. Bien entendu, une qualité climatique intérieure est indispensable au bon fonctionnement d’un tel établissement. En compagnie du responsable projets CVC (Chauffage, Ventilation, Climatisation), Didier Unger, nous passons en revue un certain nombre de projets réalisés à l’aide de matériels FläktGroup.

Un développement constant

Un hôpital universitaire de cette taille est un chantier permanent. L’historique de ce complexe remonte à 1968, lorsque la Faculté de Médecine francophone déménagea de la KULeuven vers Woluwe-Saint-Lambert, dans le cadre de la scission de l’université. Il fut adjoint à la Faculté un hôpital universitaire, lequel reçut en 1976 ses premiers patients. Bien que la faculté et l’hôpital constituent des entités séparées, leurs activités sont étroitement imbriquées. Pour être au plus près des dernières évolutions, il y est constamment ajouté des bâtiments, et apporté des rénovations et des transformations. Garantir dans tous ces locaux une qualité d’air appropriée est l’une des tâches de Didier Unger, responsable projets CVC. Nous avons examiné avec lui quelques réalisations comportant du matériel FläktGroup, un fournisseur qui au fil des années lui est apparu comme un partenaire fiable.

Exigences et normes

Ce qui importe avant tout, c’est la qualité des appareils. Bien que tout ne doive pas être aux normes des salles blanches, il y a quand même des exigences plus sévères que pour les bureaux ou les immeubles commerciaux. On y utilise ainsi, de manière standard, des échangeurs thermiques dont les tubes et les ailettes sont en cuivre. Il y a en outre certaines exigences concernant la finition des caissons de traitement d’air, telles que des faces intérieures peintes, et des fonds en inox, à triple pente et évacuation, tout ceci pour faciliter le nettoyage. Des exigences complémentaires peuvent s’y ajouter en cas d’applications spécifiques.

L’hôpital Saint-Luc impose un cahier des charges standard, avec des exigences établies il y a une dizaine d’années. « À l’époque, elles étaient nettement d’avant-garde », se souvient Didier Unger, « Entre-temps, elles sont devenues, techniquement, à peu près la norme. » L’hôpital n’a pas de fournisseur fixe. Les projets sont réalisés sur la base d’appels d’offres publics auxquels les entreprises peuvent participer avec n’importe quel matériel, pourvu qu’il satisfasse aux prescriptions. Le fait que les appareils FläktGroup apparaissent de façon régulière, prouve la qualité de ce fabricant.

Sens et incohérence de l’ErP

Une série d’exigences avec lesquelles Didier Unger a un peu de peine, sont celles de la Directive ErP (Energy related Products). L’obligation d’un rendement minimal et d’une récupération de chaleur rend les appareils plus complexes et plus volumineux. Ceci n’est pas un problème en cas de construction neuve, mais lors d’une rénovation, il n’est pas toujours évident d’installer une nouvelle centrale de traitement d’air à la place d’un caisson existant dans des salles de machines construites à une époque à laquelle la gestion de l’énergie n’était pas le souci majeur.

Dans un environnement médical, l’investissement pour la récupération de chaleur doit faire l’objet d’une réflexion globale pour être rentable. En cela les contraintes ERP n’en font pas mention. Dans les habitations ou les bureaux, cela peut représenter une économie ; dans les hôpitaux, la ventilation sert aussi à évacuer les nombreuses récupérations de chaleur internes. Les salles d’opération, par exemple, sont en partie refroidies par l’air hygiénique. Dans ces cas-là, la récupération de chaleur doit être redirigée utilement vers des consommateurs permanents.

Comme déjà mentionné, on retrouve du matériel FläktGroup en divers endroits de l’hôpital. En voici rapidement quelques exemples.

De l’air pur en dentisterie (MEOPA)

FläktGroup a fourni, entre autres, le matériel pour la ventilation intensive d’une unité de dentisterie dans laquelle les patients sont traités sous sédation. L’exposition prolongée aux gaz anesthésiants pouvant être nocive, ces derniers doivent être le plus rapidement possible extraits de cette unité afin de limiter les risques pour les patients et le personnel soignant. Il a été conçu à cette fin un système de ventilation intensive avec un soufflage par le plafond, juste au-dessus du fauteuil d’opération, et une extraction en partie basse des murs latéraux. Les mesures ont prouvé que les concentrations sont nettement plus basses, et le personnel médical est également ravi.

De l’air contrôlé pour les salles d’opération

Le quartier opératoire a également été rénové récemment. Ce qui est typique ici, c’est que le local technique des centrales de traitement d’air a été construit à l’extérieur du bâtiment de l’hôpital proprement dit, afin de réduire le niveau sonore. Le bruit est l’une des préoccupations à Saint-Luc. Nous intégrons, là où c’est possible, des silencieux, et lors de la conception, nous examinons les aspects acoustiques.

Il s’agit en l’occurrence d’appareils comportant un revêtement interne et des fonds en inox à triple pente pour éviter toute eau stagnante. Dans cette application particulière de salle d’opération de type ISO5, la filtration de l’air est très importante. Les centrales sont équipées à l’aspiration de filtre classe F9 et en filtration terminale dans la centrale d’un caisson de filtration de classe H10. La filtration terminale dans la salle d’opération est de classe H15.

La problématique des labos

Les armoires de climatisation d’un laboratoire d’analyses constituent une application originale. Ce laboratoire fonctionne de manière totalement automatique : les échantillons sont amenés mécaniquement vers les différents appareils d’analyse, lesquels effectuent tous les essais sans intervention humaine. La gestion et l’évaluation des données restent bien entendu encore manuelles. Le grand défi ici est d’évacuer la chaleur des machines.

On utilise pour ce faire deux armoires de climatisation. L’air est extrait au niveau des machines d’analyse, puis repris par les armoires et renvoyé dans le local via des gaines textiles ou ‘chaussettes’ de soufflage. La ventilation générale continue à fonctionner afin d’alimenter le local en air neuf.

Ventilation de la piscine

Le département de médecine physique dispose d’une piscine thérapeutique dans laquelle sont effectués, entre autres les exercices de rééducation. Cette piscine est équipée d’un caisson de traitement d’air spécifique. L’exigence principale est de maîtriser l’humidité relative. L’air dans un local environnement piscine est non seulement très humide, mais comporte aussi du chlore. Ce dernier rend les éventuels condensats très agressifs. Pour protéger la structure du bâtiment, il est nécessaire d’effectuer un contrôle précis de l’humidité relative. Ceci est fait à l’aide d’une centrale de traitement d’air spécifique, comportant une pompe à chaleur intégrée et d’un récupérateur de chaleur à haut rendement en vue de la déshumidification. Pour pouvoir résister à l’agression du chlore, la face intérieure est entièrement revêtue d’une couche époxy, également utilisée dans le secteur maritime.

Ceci n’est qu’une liste succincte des divers systèmes réalisés à l’aide de matériels FläktGroup. L’hôpital apprécie cette société en tant que fournisseur de matériel de qualité pour des applications diverses, ainsi que pour ses précieux conseils.

Ces projets auxquels FläktGroup Belgium a participé ont été réalisés en collaboration avec différents bureaux d’étude dont e.a. VK Engineering, JCD Engineering, GEI et différents installateurs dont e.a. Close, Energys, Cavam et Agess.

Par Alex Baumans

www.flaktgroup.com