PROJET  
Cool and Comfort 78 – septembre 2018

Des solutions frigorifiques spécifiques pour une usine de production de frites

Les frites surgelées sont une affaire mondiale. Le marché s’étend à l’international, entre autres parce que les frites sont culturellement neutres et moins chères que la viande ou les légumes. La vente de produits à base de pomme de terre augmente chaque année de 2%. Cette croissance se constate surtout en Asie et en Afrique. Une étude de marché nous apprend que le Belge consomme en moyenne, par an, environ 7 kg de produits à base de pomme de terre, l’Américain 15 kg et l’Asiatique 1,5 kg ‘seulement’. Le marché est dominé par quelques acteurs mondiaux tels que le Canadien McCain et l’Américain Lamb Weston, mais l’entreprise de Flandre occidentale Agristo (avec des établissements à Harelbeke, Nazareth, Tilburg et Wielsbeke) frappe énergiquement à la porte pour entrer dans le top-5. Aujourd’hui, les frites, les croquettes et autres préparations surgelées à base de pomme de terre d’Agristo trônent dans les rayons sous la marque ‘maison’ des supermarchés, ou sont utilisées entre autres dans les chaînes de restaurant et les hôpitaux de 120 pays, et l’entreprise réalise environ 98% de son chiffre d’affaire à l’étranger.

Le processus de fabrication des frites surgelées peut se résumer en huit étapes : contrôle des pommes de terre livrées, lavage et tri, épluchage et nouveau tri, découpe, blanchiment et séchage, cuisson et surgélation, emballage et enfin stockage. Il s’agit d’un processus qui demande une température élevée, de l’air chaud mais aussi de l’air froid, de la vapeur et de l’eau chaude.

Tour de refroidissement

L’usine d’Harelbeke ne diffère pas des autres usines de fabrication de frites. Après utilisation, l’eau chaude, qui entre purifiée dans l’usine, est uniquement amenée à la température demandée, sans ajout d’autres produits ; elle est ensuite rejetée dans un fossé voisin. L’une des conditions mentionnées au permis était que ce rejet ne se fasse qu’une fois la température de l’eau suffisamment descendue. Étant donné que durant la moitié de l’année on se sert principalement de la température extérieure pour ce refroidissement, il n’est pas besoin de source de froid complémentaire. Mais devrait-on acheter en plus une tour de refroidissement si c’est pour la laisser inactive pendant six mois de l’année ? La réponse est bien sûr non. Agristo a donc opté pour la solution la plus économique : la location. Et cela convient parfaitement à l’entreprise ICS Cool Energy, spécialisée dans la vente, la location et le SAV de solutions de production de froid et de climatisation, dans divers secteurs de l’industrie tels que les synthétiques, la chimie, l’alimentation, la boisson, l’usinage des métaux et le CVC.

« Avant de pouvoir proposer une solution, il faut tout d’abord comprendre le problème », affirme Ger Verschelden, directeur de clientèle pour le Sud-Ouest des Pays-Bas et la Belgique, chez ICS Cool Energy. « Vous étudiez le besoin du point de vue de l’utilisateur final. La proposition d’une solution spécifique au client est l’une des caractéristiques types d’ICS Cool Energy, mais cela n’empêche pas que dans certains cas, l’urgence de mettre en œuvre une solution sur place est au moins aussi importante. »

Goutte à goutte

La solution pour refroidir l’eau de processus chez Agristo comprend une tour de refroidissement de 1.900 kW de puissance froid, en association avec un TSA personnalisé (échangeur thermique à plaques). Pour cet appareil, ICS Cool Energy collabore depuis longtemps avec un partenaire fixe pour les échangeurs thermiques intermittents sur mesure. Au fil des ans est né un partenariat par lequel les deux entreprises se complètent et se soutiennent mutuellement, ce qui ne peut que bénéficier tant à l’installateur qu’à l’utilisateur final.

L’eau à refroidir sort de l’usine à une température d’environ 38°C. Elle est pompée jusqu’en partie haute de la tour de refroidissement et coule ensuite à l’intérieur jusqu’en bas via un labyrinthe, obligeant l’eau à s’écouler goutte à goutte. Pendant la descente, l’eau se refroidit sous l’influence d’un flux d’air ascendant et tombe dans un réservoir situé sous la tour de refroidissement. L’eau de la tour constitue un système à circulation et circule donc à travers le TSA équipé de plaques de titane, lequel est installé parce que l’eau à refroidir contient des particules et des matières susceptibles de polluer et d’endommager la tour de refroidissement et ses éléments de labyrinthe. Trois paramètres font l’objet d’un réglage pour le processus de refroidissement : la température d’entrée de l’eau, la température de sortie et le débit nominal. Pour la tour de refroidissement 1.900, ce débit est de 233,4 m3/h.

« Avant de proposer une solution, il faut d’abord comprendre le problème. »

Ger Verschelden, directeur de clientèle pour le Sud-Ouest des Pays-Bas et la Belgique, chez ICS Cool Energy.

Solutions globales personnalisées

« Chez ICS Cool Energy, nous nous faisons un point d’honneur à ne pas quitter un chantier avant que notre appareil en location ne soit branché et fonctionne effectivement », nous explique Ger Verschelden. « Nous livrons une solution globale faite sur mesure. Cela veut donc dire, au besoin, des pompes supplémentaires et des flexibles haute pression ou encore des brides pour le raccordement sur un réseau existant. Nous assurons la mise en service et le SAV pour les trois branches de notre flotte de location : production de froid (centrales de refroidissement, pompes à chaleur, aéro-refroidisseurs (dry coolers), tours de refroidissement, traitement d’air, ventilo-convecteurs, chambres froides (stockage réfrigéré), chauffage (ballons d’eau chaude, distribution d’eau potable, appareils de chauffage, régulateurs de température, thermorégulateurs) et systèmes CVC (climatisation, traitement d’air, ventilo-convecteurs). »

« Mais nous allons encore un peu plus loin que les seules solutions de location et de vente, et nous procurons aussi une assistance au calcul correct de la puissance de froid et/ou de chauffage et, selon besoin, nous pouvons aussi assurer la maintenance, que ce soit ou non via un contrat d’entretien. Pour ce dernier nous avons mis en place un réseau de dépannage et d’assistance 24h/24 et 7j/7, car nous sommes depuis assez longtemps dans le métier pour savoir les dégâts qu’un soudain arrêt des capacités de froid ou de chauffage peut engendrer. L’installateur comme l’utilisateur final peuvent être assurés que nous mettons tout en œuvre pour maintenir l’installation en ordre de marche. C’est pourquoi nous pouvons affirmer sans fausse modestie : ‘we make it work’. » (Nous faisons en sorte que ça marche)

Par Rudy Gunst

www.icscoolenergy.be